SIBV

Syndicat Intercommunal de la Basse Vesgre

Le SIBV regroupe, de l'amont vers l'aval, les communes de Berchères-sur-Vesgre, Saint-Ouen Marchefroy, Rouvres, Boncourt, Oulins et la Chaussée-d'Ivry.

Il gère les derniers 14 km de la Vesgre qui compte 47 km depuis les étangs de Hollande en forêt de Rambouillet jusqu'à L'Eure à La Chaussée d'Ivry.

Pour satisfaire les exigences d'une directive cadre européennes visant à la reconquète écologique sur les masses d'eau superficielles, des travaux ont été diligentés par le SIBV afin de reconquérir la continuité écologique et sédimentaire de la Vesgre et notamment de redévelopper la potentialité piscicole et d'améliorer l'hydro-morphologie.

Les travaux ont consisté à supprimer les obstacles à la libre circulation (vannage, effet de seuil) tout en maintenant les débits et les niveaux.

Clapet d'Oulins :

Clapet oulins avant

état antérieur

Clapet oulins apres

état actuel

Moulin de la Chaussée d'Ivry :

Chaussee d ivry avant

état antérieur

Chaussee d ivry plan masse

 

 

Plan de masse actuel

Chaussee d ivry apres

état actuel

Devenir du syndicat

Présentation du Syndicat intercommunal de la Basse Vesgre (SIBV)


 

Créé par arrêté préfectoral du 2 novembre 1971 et officialisé par délibération du conseil syndical du 8 avril 1972, le Syndicat intercommunal de la Basse Vesgre a pour objet l’étude, l’aménagement hydraulique, l’entretien ultérieur des travaux réalisés et la surveillance de la Vesgre et de ses bras sur les six communes membres (Berchères-sur-Vesgre, Saint-Ouen Marchefroy, Rouvres, Boncourt, Oulins et la Chaussée d’Ivry). Pour information, la commune de Saint-Lubin de La Haye s’est retirée en 2008, la Communauté de Communes du Pays Houdanais (CCPH) dont elle fait partie, ayant la compétence rivière.

Chaque commune élit deux délégués titulaires qui siègent au comité syndical et parmi lesquels sont nommés un Président (Patrick Mouchard, Berchères-sur-Vesgre) et deux Vice-Présidents (Raymond Roy, La Chaussée d’Ivry, et Alain Schirrer, Oulins).

Fortement lié à l’implantation humaine, le cours d’eau est un élément structurant du territoire. La Vesgre joue un rôle déterminant, dès le Moyen-Age, dans le développement des ateliers pré-industriels (minoterie, scierie, forge, tannerie, etc.) par l’exploitation de l’énergie hydraulique. On compte ainsi pas moins de six moulins de Berchères-sur-Vesgre à La Chaussée d’Ivry.

A la fin du XIXème siècle, l’apparition de nouvelles formes d’énergie fait s’effondrer l’intérêt économique de ces moulins et seuls quelques-uns sont reconvertis pour produire de la petite hydroélectricité. C’est le cas de celui de La Chaussée d’Ivry qui alimente l’éclairage de la rue principale jusque dans les années 1985. Depuis, plus aucun moulin de la Vesgre n’utilise cette énergie et la plupart d’entre eux sont transformés en résidences principales et secondaires.

A u cours du XXème siècle, la forte dégradation des milieux aquatiques (pollution, artificialisation, etc.) devient de plus en plus préoccupante. Avec l’évolution des connaissances, naît une prise de conscience qui oblige à changer radicalement les pratiques de gestion des cours d’eau.

Depuis le début du XXIème siècle, le principe d’une gestion intégrée à l’échelle des bassins versants s’impose progressivement, tenant compte certes de la dimension hydraulique, mais aussi physique, chimique et biologique. Restaurer l’équilibre et la biodiversité des milieux aquatiques est une nécessité pour faire face aux défis qui nous attendent. Les enjeux de la préservation et de la restauration de la qualité des milieux aquatiques sont définis par l’Europe et sa Directive Cadre sur l’Eau de 2000.

S’y ajoute depuis peu la prévention des inondations, toujours à l’échelle des bassins versants, dans le cadre de la loi GEMAPI (GEstion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations).

La rivière étant en grande partie du domaine privé, ce sont les riverains qui ont le devoir d’entretenir les berges et la rivière jusqu’à la moitié de son lit, en particulier l’enlèvement de tout embâcle. D’où le défaut d’entretien trop régulièrement constaté depuis que l’intérêt économique (notamment aux moulins) n’existe plus. En cas d’infraction, l’ONEMA, la police de l’eau, peut intervenir, voire verbaliser les contrevenants.

 

Le budget annuel du Syndicat provient des participations financières des 6 communes membres (en 2016, elles ont versé au total 19 865,82 € au syndicat). Pour mener à bien son rôle de conseil, d’alerte et de suivi, le Syndicat s’appuie aussi sur les financements de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie et du Département. Chaque dossier de travaux fait en effet l’objet de demandes préalables qui nécessitent un processus long (études, déclaration d’intérêt général, subrogation éventuelle du droit d’eau, montage des dossiers de subvention, réunions du comité de pilotage, appel d’offres, enquête publique, etc.).

Le SIBV a procédé à l’été 2015 à des travaux de rétablissement de la continuité écologique au moulin de La Chaussée d’Ivry (avec l’accord du propriétaire) et au clapet d’Oulins (avec l’accord de la commune propriétaire).

 

Pour survivre, la faune aquatique a besoin de se déplacer au cours de son existence, que ce soit à la recherche de nourriture, d’une zone de repos ou d’abris, d’un partenaire ou d’un site de reproduction adéquat. Or les ouvrages hydrauliques tels que les barrages, les vannages, les turbines, les clapets, etc., représentent des obstacles difficiles, voire impossibles à franchir pour de trop nombreuses espèces.

 

L ’aménagement des ouvrages hydrauliques du moulin de La Chaussée d’Ivry (vannages) et d’Oulins (clapet) permet de rétablir la circulation piscicole entre l’Eure et la Vesgre sur plus de 6 km. Ils améliorent aussi partiellement, grâce à l’abaissement de la hauteur d’eau retenue, le transport des sédiments, essentiels à l’équilibre hydromorphologique et écologique. Cette dynamisation permet de retrouver un écosystème d’eau vive, notamment par un décolmatage des fonds (désenvasement), indispensable à la reproduction de nombreux poissons de rivière qui doivent déposer leurs œufs sur un fond minéral.

 

Les propriétaires des moulins de Saint-Ouen et de Berchères-sur-Vesgre ont manifesté leur intérêt pour ce type de travaux. Ils pourraient prochainement faire l’objet d’une étude commune pour rétablir la continuité écologique sur la partie amont de la Vesgre gérée par le Syndicat.

 

A l’horizon du 1er janvier 2018, le Syndicat a vocation à être intégré à l’Agglo du Pays de Dreux qui devrait récupérer la compétence GEMAPI, conduisant à sa dissolution. Cette transition occulte toutefois la prise en compte des bassins versants. Ce qui amene le SIBV à prendre contact avec d’autres syndicats de rivières, voire collectivités (CCPH) dans le cadre d’un rapprochement d’intérêts communs, sur les conseils avisés de la Préfecture d’Eure et Loir.