Boncourt

Boncourt tiré du bas latin "Boscus-cortis", signifie "domaine du bois". D'abord donc appelé "Boscus-cortis", nous sommes ensuite passés à "Bôs'court", puis, à l'appelation d'aujourd'hui : Boncourt.

1. La Pierre d'Oulins

Deux sites ont été exploités: un à "l'Empereur", lieu dit de la commune d'Oulins, l'autre à "La Garenne d'Oulins", lieu dit de la commune de Boncourt, ce qui explique la dénomination de la "carrière de Boncourt" où l'exploitation s'est arrétée dans les années 50.

Certains gisements, étaient par endroit à ciel ouvert, la largeur des veines pouvaient aller de 0,5m à 2,3m et les bancs s'étendaient sur approximativement un hectare. La pierre que l'on extrayait du plateau était blanche, dure et fine, et se récupérait sous formes de blocs de petites dimensions. La pierre, était un matériau très utilisé dans les constructions locales notamment pour les soubassements de murs de clôture en bauge et des dallages des maisons et courettes.

Cette pierre, a permis l'édifice de nombreux batiments tels que l'église Saint Pierre d'Oulins, l'église Saint Aignant de Gilles, ainsi que le chateau d'Anet. En 1620, Marie de Luxembourg, duchesse de Mercoeur, princesse d'Anet, autorisa son fermier de la Ventrouillerie à reconstruire ses batiments, autrefois en bois, en pierres de la carrière.

2.  L'Eglise Saint Martin de Boncourt

 

 

 

Batie au XVIe siècle, et édifiée en pierres blanches de la carrière de Boncourt, l'église possède un toit en tuiles brunes, accompagné d'un clocher et d'un béffroi couvert d'ardoises. Un petit auvent, vestibule, protège la porte du sanctuaire refaite en 1789. La cloche fut fondue au XVIIe siècle.

 

 

 

 

 



Eglise
Fresques

 A l'intérieur : 

- 3 toiles : l'une du Christ en Croix du XIXe, une Assomption de la Vierge, et la "descente de croix" de fin XIXe (don à l'église en souvenir d'Antoine Alexandre LANDRE).
- Une statue de pierre de Saint Martin, patron de l'église,
- Un lutrain polychrome du XVIIe où repose un graduel de Chartres de 1784
.
- De magnifiques fresques, noires et blanches de Paul Ackerman (1908-1981) réalisées vers les années 60 partiellement inachevées.

  

 3.  La Ventrouillerie

Lieu-dit qui tire son nom d'une fontaine du Gué Pellerin qui, d'après la légende, possédait la vertu de régénérer les femmes stériles qui venaient s'y baigner, s'y "ventrouiller", ou boire son eau pour ranimer leur fécondité. On affirme que les dames des ducs de Vendôme et de Penthièvre y venaient trois fois par semaine lors de leurs séjours au chateau d'Anet.

 

 4.  La Calbrette

Petite batisse en bordure de forêt, sur le chemin des Coutumes en direction de la vallée des Cailles. Le nom "Calbrette" proviendrait soit, d'un terme viticole "Calebrette" qui désigne le marcottage de la vigne, soit, d'un mot en patois local désignant une petite charette servant de chambre aux bergers.

 

 5.  Le petit trésor de la mairie

Un courrier datant de 1850, concernant les travaux de l'école publique (actuelle mairie aujourd'hui) a été retrouvé dans les archives.

 

6.   L'histoire du chemin de l'Enfer

Voilà un nom bien sévère pour désigner une paisible voie d'un modeste village d'Eure et Loir. Si vous désirez en connaitre l'origine prenez le temps de lire ce document :  Icone document 1